Daniela Capuano Meilleure Ouvrière de France Torréfactrice de Momus

Daniela Capuano, l'exigence comme héritage


Le parcours de Daniela Capuano est celui d’une quête constante de l’excellence. En 2019, son expertise est consacrée par le titre de Meilleure Ouvrière de France en torréfaction, l’une des distinctions les plus exigeantes de l’artisanat français. Plus qu’une récompense, ce titre vient saluer une maîtrise rare : l’équilibre parfait entre rigueur technique, intuition sensorielle et respect absolu du grain.
Chez MOMUS, Daniela déploie ce savoir-faire unique pour donner naissance à des cafés d’une précision et d’une finesse inégalées.

De la terre aux assemblages d’exception

Petite-fille de producteurs de café brésiliens, Daniela Capuano a grandi au cœur du Minas Gerais, une région où le café est bien plus qu’une culture : un héritage vivant. Sur les 120 hectares de la ferme familiale, qu’elle parcourait enfant à cheval, elle forge un lien intime avec la terre, les saisons et le rythme naturel du café.

De ces années fondatrices, elle conserve un respect profond pour le cycle de la nature et une compréhension instinctive du terroir. Très tôt, elle observe la rigueur du travail des producteurs, apprend à distinguer les variétés, découvre la complexité du monde coopératif et mesure la fragilité des exploitations face aux aléas économiques. Cette expérience façonne durablement sa vision : une exigence technique sans compromis, portée par une sensibilité humaine rare, où chaque grain est honoré pour le travail qu’il représente.


Une trajectoire internationale, une expertise reconnue

C’est naturellement que Daniela choisit de transformer cet héritage en vocation. Elle débute comme barista professionnelle à Belo Horizonte, où elle affine sa compréhension des arômes, des textures et de l’équilibre en tasse. Animée par le désir d’approfondir son savoir-faire et de confronter sa pratique à d’autres cultures, elle s’installe ensuite en France.

Première femme à avoir reçu le titre de Meilleure Ouvrière de France en torréfaction, elle est aujourd’hui reconnue par ses pairs comme l’une des grandes références du café de spécialité. Elle sélectionne avec une extrême rigueur des cafés d’exception, privilégiant une agriculture durable, une traçabilité irréprochable et des relations directes avec les producteurs.

Pour MOMUS, Daniela signe des assemblages emblématiques tels que Saudade ou Outrenoir. De véritables expressions de sa vision du café comme art, culture et moment de partage, pensées pour révéler toute la richesse aromatique du grain et transformer chaque dégustation en expérience sensorielle.

 

Le luxe le plus accessible

Pour Daniela le café de spécialité est sans doute l’un des luxes les plus accessibles qui soient.
Payer entre 3 € et 7 € pour un café ordinaire peut sembler excessif au regard de ce qu’il offre. À ce même prix, un café de spécialité devient au contraire une opportunité rare.

Ce que l’on déguste alors dépasse la simple boisson : une complexité aromatique unique, un goût précis, une traçabilité complète, l’histoire d’un producteur et la signature d’un artisan. Pour Daniela Capuano, la haute qualité ne doit pas être réservée à une élite. Elle doit rester accessible à tous ceux qui recherchent une expérience authentique, sincère et exigeante.

 

Le conseil de Daniela pour un moment café parfait

Pour Daniela Capuano, l’excellence en tasse commence par un geste simple : moudre son café au dernier moment.

  • La fraîcheur avant tout
    Un café pré-moulu s’oxyde immédiatement. Dès que le grain est brisé, ses arômes les plus volatils s’échappent, appauvrissant la dégustation.
  • La priorité au moulin
    Un moulin de précision est plus déterminant qu’une machine sophistiquée. Il conditionne la justesse de l’extraction et la lisibilité aromatique.
  • La polyvalence
    Avec une mouture fraîche et adaptée, une cafetière filtre ou à piston révélera toujours plus de complexité qu’une machine espresso alimentée par un café déjà éventé.

L’ultime conseil de la MOF
Pour une dégustation vivante et expressive, ne “cassez” le grain qu’au moment de servir. C’est la seule manière de libérer pleinement la richesse aromatique du terroir.