Liya Kebede est une figure singulière, à la croisée de la mode, du cinéma et de l’engagement.

Née à Addis-Abeba, elle se fait connaître comme mannequin international avant de devenir l’un des visages les plus emblématiques de sa génération, collaborant avec les plus grandes maisons de mode.

Au-delà des podiums, elle développe une carrière d’actrice et s’engage activement pour la santé maternelle à travers sa fondation, Lemlem, dédiée à l’autonomisation des artisanes africaines.

  • Un café avec Liya Kebele, bar  Momus du Pop Up organisé au Bon Marche
  • Un café avec Liya Kebele au bon marché présentant son blend Book&cappuccino
  • Un café avec Liya Kebele au bon marché devant un verre de Cappuccino

    Quel est votre rapport au café ?

    Liya :  Le café est souvent considéré comme le meilleur compagnon des écrivains et des lecteurs. Pourtant, je n’aime pas vraiment le café… seulement le café au lait. Et je suis éthiopienne. C’est presque une hérésie. En Éthiopie, le café est partout, c’est une tradition très forte. Mais on y goûte très jeune. Je me souviens : on est assis avec les parents, ils nous en donnent un peu… et c’est extrêmement amer. Il n’y a pas de sucre.

    Un souvenir marquant ?

    Liya : Petite, j’ai trouvé ça presque violent. Le café demande une forme d’apprentissage. Ça s’apprivoise, ça se comprend avec le temps. Je suis plus cappucino. J’adore la mousse. C’est ce qui m’a amenée au café. Le cappuccino, c’est une entrée plus douce. Même si je sais que le lait n’est pas toujours idéal… j’y reviens toujours.

    Quel livre conseilleriez-vous avec un cappuccino ?

    Liya : 1Q84 de Murakami. C’est une lecture presque enveloppante. Avec un cappuccino, il y a quelque chose de très cohérent. C’est une expérience.

    Et le lieu idéal ?

    Liya : Une terrasse en Italie. Rome ou Venise. Un peu de soleil. Un cappuccino, un Murakami… et mon amoureux.

    Le livre que vous aimez offrir ?

    Liya : La Chambre de Giovanni de James Baldwin. C’est un livre magnifique, profondément émouvant. J’aime le transmettre.

    Un livre que vous n’avez jamais terminé ?

    Liya : C’est un problème chez moi… je termine tout. Même si je n’aime pas, même si c’est difficile, je vais jusqu’au bout. Sauf la Bible. J’ai essayé plusieurs fois… en anglais. Impossible de terminer.

    Et aujourd’hui, qu’y a-t-il dans votre sac ?

    Liya : Je relis Ilium de Dan Simmons. Je l’ai conseillé à une amie, qui a trouvé l’entrée difficile. Alors je me suis dit : je vais le relire avec elle. Et je me rends compte à quel point j’aime ce livre.